Audrey, éliminée de N’oubliez pas les paroles : « Je suis déçue de m’arrêter juste après être entrée dans les Masters »

Valentin Delepaul : Au lendemain de votre entrée dans les Masters, vous êtes éliminée de N’oubliez pas les paroles après 223 000 euros et 45 victoires. Que s’est-il passé ?
Audrey : À l’image de ce qui a souvent jalonné mon parcours, j’ai perdu sur une bafouille lors de l’étape de la « même chanson », sur « Aimons-nous vivants » de François Valéry. C’est une chanson que je n’avais pas apprise, même si elle faisait partie de ma playlist. Elle passait de temps en temps dans mes écoutes, mais je ne l’avais pas encore travaillée. Je menais 80 à 60, mais comme je ne connaissais pas la chanson, j’ai vite perdu. Ce qui est drôle, c’est que Romain, mon conjoint, m’a dit : « Quand tu as attaqué la chanson, tu n’étais pas ancrée au sol. » Et c’est vrai : je l’ai chantée en me disant : « Audrey, de toute façon, tu ne la connais pas ». Manon, mon adversaire, connaissait très bien le refrain et m’a battue à un mot près.
Que ressentez-vous après votre élimination ?
Il y a un mélange d’émotions. Évidemment, je suis déçue de m’arrêter juste après être entrée dans les Masters. Je ressens un peu de tristesse, parce que l’aventure est extraordinaire et j’avais envie de poursuivre, même si 45 victoires, c’est déjà énorme. Mais je suis aussi très heureuse, car mon aventure n’est pas terminée : elle va continuer avec les Masters, et c’est extraordinaire.
« Ma relation avec Nagui a été extraordinaire »
Que vous a dit Nagui après votre élimination ?
Très honnêtement, je ne m’en souviens plus vraiment, parce que tout va très vite et il se passe énormément de choses. Mais ma relation avec Nagui a été extraordinaire. C’est quelqu’un de bienveillant, de motivant. Il a toujours trouvé les mots justes pour me féliciter, mais aussi pour me booster dans les moments de doute. Je n’oublierai jamais ces échanges.
Comment avez-vous vécu les jours qui ont suivi le tournage ?
Je me suis repassée le film. Comme je perds à un mot près, je me suis dit que si je n’avais pas bafouillé, j’aurais peut-être pu continuer un peu plus. Mais j’aime me dire que les étoiles se sont alignées pour moi le 6 mai (jour de son arrivée dans l’émission, ndlr) et que c’était écrit comme ça. C’est le destin, et elles se sont ensuite alignées pour Manon. Je lui souhaite de vivre cette aventure le plus longtemps possible. On se dit aussi qu’on a eu beaucoup de chance, car j’aurais pu perdre bien avant. Il faut savoir mener sa barque et accepter qu’un jour, ça s’arrête.
« J’ai vécu des moments extraordinaires… »
Quelle a été la réaction de vos proches ?
Mes filles étaient présentes dans le public et elles ont pleuré. Mais nous sommes allés fêter ce parcours en famille, et je crois qu’elles sont très fières de leur maman.
Que vous a dit Sandy, troisième plus grande maestro que vous avez éliminée, avec qui vous êtes restée en contact, ainsi que d’autres maestros comme Charlotte, votre amie ?
Ils sont très contents que l’on puisse se retrouver ensemble aux Masters. Je continue de réviser avec Charlotte. Je vais garder ma façon de faire : écouter de la musique, apprendre, et surtout prendre beaucoup de plaisir dans cette aventure.
Que retenez-vous de votre parcours ?
En un mot : incroyable. J’ai vécu des moments extraordinaires : chanter avec M. Pokora, ma demande en mariage, l’arrivée de mes filles sur le plateau, mes 20 000 euros sur « Encore un soir », qui a résonné très fort en moi et m’a profondément touchée. Je suis aussi très contente de n’avoir jamais été dans le fauteuil et d’avoir ce petit record avec d’autres maestros. Nous sommes très peu à avoir réussi cela.
« Je suis très contente de ce que j’ai accompli »
Comment comptez-vous vous préparer pour les Masters ?
De la même façon que pour l’émission : en révisant, en apprenant de nouvelles chansons et en travaillant un peu le thème des mal-aimés. Il faut que j’en bosse quelques-unes quand même. Mais toujours avec la même ligne directrice : profiter de chaque moment et espérer faire un petit bout de chemin dans les Masters. Si c’est possible, tant mieux. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave : l’aventure est déjà très belle. Je suis très contente de ce que j’ai accompli.
Avec 223 000 euros, vous allez pouvoir organiser un beau mariage avec Romain, qui vous a demandé votre main sur le plateau…
Pour l’instant, on n’est pas du tout d’accord sur la date et on n’a pas encore trouvé de lieu. On veut d’abord terminer l’aventure. Ensuite, je vais lancer mon projet professionnel : ouvrir une MAM (Maison d’Assistantes Maternelles). On fera aussi quelques travaux dans notre jardin, notamment la piscine. Mais évidemment, dans les 223 000 euros, il y aura une grande fête pour notre mariage, qui devrait avoir lieu en 2028. Ce sera avant mes 40 ans. Et si son emploi du temps le permet, je serais très heureuse que Nagui soit présent.



